Le point de départ
Trois angles morts qui reviennent dans presque tous les dossiers
Ce ne sont pas des erreurs de gestion. Ce sont des sujets qui ne relèvent du périmètre de personne, et qui finissent donc par ne relever de personne.
Premier angle mort : la retraite. Un dirigeant qui a optimisé ses cotisations pendant vingt ans a, mécaniquement, acquis peu de droits. Beaucoup comptent sur la revente de l'entreprise pour compenser, sans jamais l'avoir valorisée sérieusement ni envisagé qu'elle puisse ne pas trouver preneur au prix espéré. La valeur de l'outil professionnel est une hypothèse, pas une pension.
Deuxième angle mort : la prévoyance. C'est le décalage le plus violent entre le niveau de vie et la couverture réelle. Les régimes obligatoires des indépendants versent des indemnités journalières faibles après un délai de carence significatif. Or l'arrêt de travail d'un dirigeant interrompt souvent l'activité elle-même : ce ne sont pas seulement ses revenus qui s'arrêtent, c'est la totalité de ceux du foyer.
Troisième angle mort : la concentration. Quand l'entreprise représente 70 ou 80 % du patrimoine total, un seul aléa, sectoriel, réglementaire ou personnel, met en jeu l'ensemble. Sortir régulièrement une part du résultat pour constituer un patrimoine décorrélé n'est pas un manque d'ambition : c'est ce qui permet de prendre des risques sereinement dans l'entreprise.
Ce que cela change en pratique
Un dirigeant n'a pas besoin d'un produit de plus. Il a besoin que quelqu'un regarde simultanément sa rémunération, sa couverture, son épargne personnelle et l'horizon de sortie de son entreprise, et lui dise dans quel ordre traiter les sujets. C'est précisément le rôle d'un conseil patrimonial indépendant, aux côtés de votre expert-comptable et de votre avocat.